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Obsweb : deux journées pour faire le point sur le journaliste à l'ère internet

La 3ème édition d'Obsweb, les Assises du webjournalisme a dressé le portrait du reporter multimédia et multi-tâches de demain et fait le point sur les nouveaux et prochains outils à sa portée.

  • Par Jean-Christophe Dupuis-Remond
  • Publié le 30/11/2012 | 16:38, mis à jour le 02/12/2012 | 20:31
Une centaine de journalistes, chercheurs et d'étudiants sur les bancs de l’amphithéâtre Arendt. © Jean-Christophe Dupuis-Rémond. France Télévisions Lorraine.
© Jean-Christophe Dupuis-Rémond. France Télévisions Lorraine. Une centaine de journalistes, chercheurs et d'étudiants sur les bancs de l’amphithéâtre Arendt.
Six tables rondes et une trentaine de grands témoins face à un amphi d'une centaine de journalistes, étudiants et chercheurs attentifs, ordinateurs ouverts et smartphones en main : la troisième édition d'Obsweb a tenu toutes ses promesses.

L'occasion de dresser la liste des multiples outils et le portrait-robot du journaliste de demain, déjà présent aujourd'hui dans certaines (de plus en plus...) rédactions en France mais aussi en Belgique ou au Royaume-Uni comme sont venus en témoigner entre autres l'universitaire britannique Clare Cook ou Yves Thiran de la RTBF ou encore les français Gilles Danet (Le Télégramme) et Eric Scherer (France Télévisions).

  • • Jeune ou moins jeune, il est plutôt technophile, connecté, sait se servir d'une tablette ou de son smartphone comme d'un appareil-photo et/ou d'une caméra vidéo et bien sur comme téléphone afin de lui permettre, comme autrefois, aussi, de prendre ou garder le contact avec les "vrais gens" dans le "monde réel". Des gens avec qui il doit de plus désormais "dialoguer" via le web.
  • • Quel que soit son média d'origine, il doit savoir rédiger selon les canons de la presse écrite : les fameux 5W (qui, quoi, où, quand, pourquoi) et la pyramide inversée (le plus important en tête d'article, les éléments de contexte dans la suite du papier).
  • • Il doit être ouvert aux autres, ceux qui "bordent" sa rédaction, infographistes, développeurs, documentalistes, pour travailler avec eux afin de proposer aux internautes une mise en forme différente : images fixes ou animées avec liens intégrés, infographies de données statistiques, lignes chronologiques racontant un évènement, diffusion d'un flux vidéo sur internet tout en le commentant, etc.
  • • Il doit aussi, et de plus en plus, s'intéresser à "l'arrière-boutique technique" pour intervenir directement sur les éléments cachés dans ses articles et ses pages internet, le mystérieux (pour les profanes) "code" et les "balises" qui l'accompagnent.

Mais avant tout le journaliste est journaliste et, en cela, son métier est immuable : il doit veiller, chercher et diffuser son information. Ce que chacun désormais peut faire faisant descendre le journaliste de son piédestal.
Mais plus que jamais, le journaliste doit vérifier son information. Et c'est là le critère essentiel de son activité, celui qui le différencie de tous ceux qui sont aujourd'hui, grâce aux nouvelles technologies (tablettes, smartphones, etc.) des diffuseurs de faits, en message, photos et vidéos sur leurs blogs et les réseaux sociaux.

Une nouvelle réalité, concrète, qui sera sans nul doute débattue les 22,23 et 24 octobre 2013, entre journalistes et avec le public, à l'occasion des Assises internationales du Journalisme et de l'information qui se tiendront pour la première fois et pour deux ans à Metz, dans le cadre prestigieux de l'Arsenal.

Relire tous les articles de France 3 Lorraine sur Obsweb 2012.

Arnaud Mercier professeur à l'Université de Lorraine et l'un des organisateurs d'Obsweb, fait le bilan de cette 3ème édition des Assises du webjournalisme en dressant le portrait-robot du journaliste d'aujourd'hui.

 

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